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Drug Information

L'alcool, une drogue sous-estimée

Cela nous est tous arrivé lors d’une chaude soirée d’été – assouvir une soif croissante dictée par le besoin impératif de nous rafraîchir en passant une soirée dans un bar. Quel plaisir que de siroter tranquillement un délicieux piña colada soigneusement préparé par un talentueux barman. Ah! Si savoureux! Pourquoi ne pas en prendre un autre? Il goûte à peine l’alcool... quel mal cela pourrait-il donc bien faire? Puis on cède à la tentation une fois de plus pour en prendre un troisième. Les effets de l’alcool commencent rapidement à se faire sentir, mais cela ne nous empêche pas d’en prendre un dernier pour la route. Puis c’est tout ce dont on se rappelle de notre soirée le lendemain matin. Un mal de tête lancinant nous réveille. Notre haleine sens mauvais. On a des étourdissements et des nausées.

Personne n’ignore que l’alcool est fort populaire. On en sert dans les occasions sociales, les fêtes, aux repas, même lors de certains rites religieux. Il n’est donc pas surprenant que ses dangers soient sous estimés, voire même ignorés. C’est d’ailleurs pourquoi plusieurs considèrent les boissons alcoolisées comme des ingrédients qui détendent l’atmosphère plutôt que comme une substance toxique.

Par ailleurs, quand vient le temps d’en fixer le prix, la marque et la teneur en alcool entrent en ligne de compte. De plus, il est généralement simple, relativement abordable et, d’abord et avant tout, légal et facile de s’en procurer.

Pina Colada

L’alcool, une véritable drogue

Notre jugement à l’égard des toxicomanes (accros à la marijuana, à la cocaïne, à l’héroïne, aux méthamphétamines, etc.) est habituellement catégorique et sans merci. Cependant, nombreux sont ceux qui n’arrivent pas à saisir et à adéquatement expliquer les raisons qui peuvent pousser un individu vers la dépendance aux stupéfiants. En fait, rares sont les personnes qui comprennent toute la portée des difficultés auxquelles on est confronté lorsqu’on fait enfin appel à tout son courage pour tenter un sevrage.

Néanmoins, l’alcoolisme est mieux acceptée et plus tolérée que la toxicomanie, même si l’alcool est aussi une drogue. Bien que peu de personnes en soient sincèrement convaincues, l’alcool est, en fait, un psychotrope – c’est-à-dire une substance chimique (alcool, médicament, etc.) qui agit sur le psychisme et les facultés mentales.

Pour mieux illustrer les risques associés à l’alcool, comparons cette substance à la marijuana, une drogue couramment consommée. Nous savons déjà que l’alcool est légal. Toute personne âgée de 18 ans ou plus au Québec peut librement en acheter. Les barèmes d’âge dans les autres provinces varient selon les lois qui y sont en vigueur. Aux États-Unis, on doit avoir 21 ans pour tenir à la main une boisson alcoolisée en toute légalité. À l’inverse, la consommation et la culture de la marijuana sont illicites partout au pays. Les auteurs de tels crimes sont sévèrement punis pour leurs infractions. La marijuana peut engendrer de graves risques pour la santé. Il est donc purement et simplement approprié qu’elle soit illégale. Mais, puisqu’ils apprécient particulièrement l’euphorie qu’elle engendre, nombre d’adolescents ont déjà consommé de la marijuana. Il va de soi qu’ils aiment tout autant ingurgiter de l’alcool et faire la fête tous les week-ends.

« C’est du courage liquide... Quand je prends un verre, j’arrive à aborder les femmes et je peux me bagarrer sans douleur », raconte un ancien alcoolique.

La dépendance à l’alcool : plus connue comme l’alcoolisme

Voici une analyse des effets de l’alcool et de la marijuana sur le corps humain :

Alcool

Marijuana

Statut: Légal

Effets secondaires* :

  • Ralentit les réflexes

  • Réduit les inhibitions

  • Accroît l’assurance

  • Appauvrit la coordination

  • Embrouille la parole

  • Intensifie les humeurs

  • Crée de la confusion mentale

  • Embrouille la vision

  • Affaiblit le contrôle musculaire

  • Provoque la nausée

  • Déclenche des vomissements

  • Peut entraîner le coma ou la mort

*En fonction du volume d’alcool ingéré

Statut: Illégal

Effets secondaires :

  • Provoque des problèmes de mémoire et d’apprentissage

  • Fausse les perceptions

  • Mine la capacité de réfléchir et de résoudre des problèmes

  • Rend les yeux vitreux

  • Assèche la bouche et la gorge

  • Accélère les battements et pulsations cardiaques

 

En comparant les effets secondaires des deux drogues, la marijuana semble beaucoup moins dommageable que l’alcool. Par ailleurs, même si les effets secondaires de l’alcool peuvent varier selon la quantité ingérée, nous nous restreignons rarement à un seul verre. L’âge, le sexe, la constitution et le métabolisme comptent également parmi les facteurs qui ont une incidence sur les effets qu’exerce l’alcool sur chaque individu.

L’alcool dans notre société

Malgré tout, l’emprise de l’alcool a des répercussions beaucoup plus étendues que nos facultés mental et notre organisme. Puisque ce psychotrope est légal, des millions de boissons alcoolisées sont servies chaque jour dans les pubs, les bars et les clubs d’Amérique du Nord. Étant donné que la consommation d’alcool diminue les inhibitions, l’atmosphère y est propice pour le harcèlement et les actes sexuels indésirables, et par conséquent, la propagation de maladies transmissibles sexuellement (MTS), entre autres choses. Des actes violents et des agressions sont sans cesse rapportés aux forces policières. Dans la majorité des cas, le dossier d’incident révèle que la victime et l’agresseur étaient tous deux sous l’influence de l’alcool au moment du drame.

« Parmi les individus trouvés coupables d’actes violents (agression sexuelle, vol, homicide, voies de fait graves ou voies de fait simples), 40 % ont perpétré leur crime sous l’influence l’alcool. Dans 25 % des cas, leur victime en avait elle aussi consommé. »
Source : Bureau of Justice Statistics (É-U), 1998

« L’alcool est étroitement associé à la violence. Environ 40 % de tous les crimes (violents et non violents) sont associés à l’ingestion d’alcool. »
Source : Bureau of Justice Statistics (É-U), 1998

En outre, plusieurs personnes prennent le volant en toute confiance et ne sont aucunement troublées à l’idée de conduire même si leurs facultés sont affaiblies. La conduite en état d’ébriété est un problème préoccupant qui détruit des familles, ruine des amitiés et donne lieu à des problèmes financiers exorbitants, et ce, partout en Amérique du Nord. Les chaînes d’informations télévisées semblent constamment présenter de nouveaux reportages démontrant des scènes horribles résultant d’accidents de voiture fatals causés par des conducteurs ivres. Non seulement ceux-ci mettent-ils leur propre vie en péril, mais il faut également se rappeler qu’ils représentent une menace imminente pour toutes les personnes qui sont sur la route au même moment. Les statistiques portant sur les collisions associées à l’alcool sont alarmantes. On doit y porter une attention immédiate.

« Environ 1,4 million de conducteurs ont été interpellés en 2003 pour avoir conduit sous l’influence de l’alcool ou de narcotiques. Ce taux d’arrestations équivaut à un conducteur pour chaque tranche de 135 permis de conduire émis aux États-Unis. »
Source : NHTSA, 2005

« Environ trois Américains sur dix seront impliqués dans une collision imputable à l’alcool à un moment ou à un autre de leur vie. »
Source : NHTSA, 2001

’alcool, une véritable drogue

D’autre part, les organismes à but non lucratif, les centres de réhabilitation et de prévention de la toxicomanie et de nombreux autres bénévoles visent sans cesse à éduquer et à sensibiliser la population quant aux effets de l’alcool. Que ce soit par l’intermédiaire de campagnes publicitaires, de conférences portant sur la prévention ou simplement par la discussion, ces organismes souhaitent réduire et, ultimement, éliminer la menace que pose l’alcool dans nos vies quotidiennes.

Un ancien alcoolique en témoigne : « L’alcool est la manière la plus largement acceptée au monde de se tuer, de tuer de parfaits étrangers, des familles entières et des enfants. On croit qu’il nous donne une nouvelle vie, mais il ne fait qu’en éteindre, des vies. »

Malheureusement, la plupart des efforts des intervenants sont minés par l’industrie de l’alcool elle-même. De toute évidence, ce secteur d'activité est florissant et engendre des profits monstres pour les brasseurs et les entreprises de distillation. Leur portée publicitaire est considérable grâce à des budgets et à une influence imposants. Par conséquent, le nombre de publicités associées à l’alcool (bière, vin, spiritueux, etc.) surpasse grandement celles conçues à des fins de sensibilisation. De même, l’alcool fait partie intégrante des clips vidéo et des rencontres sportives (au moyen de commandites), en plus de figurer sur des objets de toutes sortes. Cela permet efficacement d’accroître la visibilité des boissons alcoolisées en tentant de joindre, par le fait même, un auditoire plus jeune qui a rarement atteint l’âge de la majorité.

« Les dépenses publicitaires récentes aux États-Unis pour la bière, le vin et les spiritueux combinés (1,9 milliard de dollars) ont représenté plus de dix fois la somme dépensée pour les annonces de lait (137,7 millions de dollars). »
Source : TNS Media Intelligence/CMR, 2004 ; Agricultural Marketing Service, 2002

« Chaque année, les étudiants universitaires dépensent environ 5,5 milliards de dollars en frais d’alcool – c’est plus qu’ils ne dépensent en boissons gazeuses, en lait, en jus, en thé, en café et en livres combinés. »
Source : Drug Strategies, 1999

« Chaque année, les jeunes sont exposés à quelque 20 000 publicités, desquelles près de 2 000 portent sur la bière et le vin. »
Source : Strasburger & Donnerstein, 199

La dépendance à l’alcool : plus connue comme l’alcoolisme

La dépendance à l’alcool prend une ampleur inquiétante dans la société moderne. L’entourage de l’alcoolique n’exerce pas le même type de pression que les proches d’un toxicomane. En effet, il est beaucoup plus facile de dissimuler un problème d’alcool qu’une dépendance à la cocaïne. Lorsqu’il participe à des événements sociaux, l’alcoolique n’éprouve aucun besoin de cacher sa dépendance, puisque tout le monde autour de lui boit aussi. De même, en raison de la nature légale de l’alcool, la dépendance à cette substance est souvent estimée comme étant un moindre mal. L’alcoolique n’éprouve donc pas un besoin aussi pressant que le toxicomane de reconnaître son problème et de tenter de le régler.

L’alcool destiné à la consommation (scientifiquement connu sous les noms ''alcool éthylique'' ou ''éthanol'') est produit par la fermentation (décomposition) ou la distillation de divers fruits, légumes et grains. L’alcool éthylique à l’état brut est un liquide translucide et sans couleur. Les boissons alcoolisées tirent leur couleur distinctive de diluants, d’additifs et de sous-produits de la fermentation.

Il existe deux types principaux de dépendance à l’alcool: psychologique et physique. Néanmoins, l’abus de drogues à long terme engendre toujours des risques graves pour la santé, notamment des problèmes de foie aigus et une augmentation observable de maladie et d’insuffisance cardiaques. Le syndrome d’alcoolisation du fœtus peut également peut se présenter si une femme enceinte consomme de l’alcool au long de sa grossesse. L’enfant naît avec des déformations faciales et peut, par la suite, être confronté à de graves problèmes de croissance.

Résoudre le problème

La dépendance psychologique à l’alcool est issue d’un besoin de ressentir les effets d'euphorie ou d'assurance qu'il peut apporter, sans nécessairement dépasser les doses élevées qui causent une intoxication alcoolique sérieuse. Il est également possible qu’une telle dépendance émerge chez des individus qui ne consomment de l’alcool que dans certaines occasions, notamment lors de réunions amicales ou d'activités sociales. Pour les buveurs souffrant d’une dépendance psychologique, l’état de manque tend à provoquer l’anxiété et, dans certains cas, la panique. Ce type de dépendance en particulier n’est pas aussi dommageable et dangereux que la dépendance physique, l’individu misant surtout sur l’alcool afin de l’aider à enlever ses blocages et à accroître sa confiance en soi.

Un ancien alcoolique a déjà déclaré : « Je suis tellement trouillard que j’ai besoin d’alcool avant de faire ou dire QUOI QUE CE SOIT. »

Pour sa part, la dépendance physique tend généralement à se manifester chez les buveurs fréquents. Ce sont des cibles de choix pour ce genre d’asservissement, puisqu’ils se tournent sans cesse vers une consommation excessive afin de « fuir » un problème. Au fil du temps, leur organisme développe une tolérance à la présence d’alcool dans leur circulation sanguine. Par conséquent, s’ils décident soudainement de cesser de boire à froid, ils sont confrontés à des symptômes de sevrage comme la nervosité, les sueurs, l’insomnie, les convulsions, le manque d’appétit et des hallucinations. Dans certains cas cet arrêt soudain et sans assistance peut s'avérer mortel.

Qu’elle soit physique ou psychologique, la dépendance à l’alcool donne souvent lieu à la violence et à la détérioration des relations interpersonnelles. Les jeunes esprits, en particulier, peuvent payer cher leur abus d’alcool puisqu'il peut gravement nuire à leurs études et leurs objectifs de carrière allant jusqu'aux déboires sociaux et financiers.

Résoudre le problème

La dépendance, peu importe la nature, n’est jamais chose simple. Même si, au départ, la consommation d’alcool ou de drogue est un choix personnel, rares sont ceux qui pensent qu'ils pourraient en devenir complètement dépendants. Pourtant, pour l’alcoolique, essayer de cesser de boire sans soutien représente une tâche particulièrement ardue puisque (comme c’est le cas pour toutes les autres drogues) des symptômes désagréables accompagnent toute tentative de sevrage. L’inconfort et les sentiments inquiétants que l’on éprouve pendant cette période peuvent s’avérer immensément décourageants. Il existe cependant plusieurs solutions.

Personne n’est obligé d’entamer seul un telle étape déterminante de son existence. Les centres de traitement pour la toxicomanie existent en vue de soutenir les individus et de les aider à atteindre un objectif simple : vaincre leur dépendance. Mais, pour trouver la méthode qui viendra à bout de cette dépendance et qui fournira les bons outils pour qu'elle soit profitable à long terme pour l'individu, il est essentiel de choisir le meilleur traitement de désintoxication qui soit.

Parmi les nombreux programmes de traitement de la toxicomanie offerts, Narconon offre une solution unique, tout à fait naturelle et biophysique. Exempt de drogues de remplacement, ce programme est conçu précisément en vue d’éliminer les résidus de drogue dans l’organisme. En diminuant les symptômes de sevrage au plus faible degré possible, la personne regagne graduellement sa sérénité et reprend conscience de ce qui l’entoure. Grâce au programme Narconon, on traite à la fois les aspects physiques et psychologiques de la dépendance afin que la personne puisse adopter un mode de vie exempt de drogue et qu'elle ait les outils pour mener une vie saine et productive par la suite.

Plus les gens seront informés et sensibilisés aux problèmes et la destruction que peut engendrer l'alcool, plus les agressions, le désordre social et la conduite avec facultés affaiblies diminueront et meilleures seront les chances de survie de la société en général. En reconnaissant et en confrontant ce qu'est réellement l'alcool et les répercussions directes et indirectes qu'elle peut avoir sur nos vies, nous pourrons plus facilement comprendre et réduire le nombre d’existences bouleversées par l’abus de cette drogue. Un jour, nous aurons tous enfin appris à voir la vérité en face : l’alcool est bel et bien une drogue, rendue sournoise et insignifiante, parce que notre société l'associe à des rêves et des aspirations plutôt qu'à la réalité, et de ce fait, l’accepte beaucoup trop facilement.

 

Références (en anglais seulement) :
Mothers Against Drunk Driving (MADD)
http://www.madd.com/stats/1789

California Narcotic Officer’s Association
http://www.cnoa.org/articles.htm

Bureau of Justice Statistics (agence gouvernementale américaine)
http://www.ojp.usdoj.gov/bjs/

National Highway Traffic Safety Association
http://www.nhtsa.dot.gov/

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