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Le Khat, une drogue méconnue
Selon l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT), environ 20
millions de personnes consommeraient du khat dans le monde.
Le Khat ou Qat, est une feuilles séchées contenant des substances aux propriétés
psychotropes aux effets semblables à ceux des
amphétamines
et provenant d'un arbuste africain
dont le nom botanique est Catha edulis.
En 2008, environ 23 tonnes des khât ont été saisis au Canada, plus de la moitié de cette quantité a
arrivé au moyen du courrier international. Par rapport à 2007, on remarque une augmentation de la
quantité saisie en Alberta.
Les feuilles contiennent des stimulants semblables à
l’amphétamine,
à savoir
le cathinone et la cathine. Ces substances sont réglementées au Canada. La teneur en
cathinone atteint son maximum avec le plant fraîchement coupé, puis elle diminue
graduellement pour ne rester que de la cathine, qui est un stimulant moins puissant que le cathinone.
Le khât séché, appelé aussi thé arabe ou thé d’Abyssinie,
contient de la cathine.
La mastication du khât génère un état d’euphorie et
d’allégresse, augmente la vigilance. Le Khat provoque également
l’insomnie, l’augmentation de la pression sanguine, la perte de l’appétit,et
l’accélération du pouls. Une consommation répétitive peut déclencher
des hallucinations, la paranoïa et une dépendance psychologique. Pour l’instant, la
longue durée de son transport qui résulte en la perte de fraîcheur réduit le risque
que le khât disponible au pays suscite une dépendance.
Cette drogue arrive généralement au Canada
à bord d’avion de lignes en provenance de
pays européens qui servent de pays de transit.
La consommation du Khat est surtout répandue dans les communautés somaliennes,
yéménites, éthiopiennes et kenyanes. On retrouve ces communautés surtout
en Ontario et au Québec, mais un certain nombre habitent l’Alberta et la
Colombie-Britannique. Par tradition, dans ces cultures, le khat est consommé à
l’occasion de rituels, d’événements spéciaux et de rencontres sociales.
Les effets d’une dose moyenne de khât frais (de 100 g à 200 g) peuvent demeurer
habituellement pendant 4 heures. Les principaux pays sources sont le Kenya et l’Éthiopie.
Cette drogue arrive généralement au Canada à bord d’avion de lignes en provenance
de pays européens qui servent de pays de transit.
Selon Santé Canada, les 23 tonnes de khât saisies en 2008 représentent 5 tonnes de
moins qu’en 2007. Les saisies qui impliquaient des voyageurs aériens représentent moins
de 10% des saisies total. La plupart des saisies réalisées au Canada ont été
effectuées aux centres de traitement du courrier international de Toronto et de Montréal.
Cependant, une nouvelle tendance apparue en 2007 nous fait réaliser que dans les praires, surtout
en Alberta, la quantité de khât saisie est en forte augmentation. La quantité saisie
en 2008 représente 250% la quantité saisie en 2007.
Certains faits nous obligent à être plus vigilants. En effet, dans les bars d’Israël,
une forme inédite de khât a fait son apparition sous le nom de « hagigat ».
Le hagigat est une pilule de poudre obtenue à partir des feuilles de khât et pouvant
contenir 200 mg de cathinone. Cette pilule est vendue comme un stimulant naturel. Pour l’instant,
rien n’indique que le hagigat est importé au Canada.
source :
Gendarmerie royale du Canada
Rapport sur la situation des drogues illicites au Canada – 2008
Khat
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