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Les drogues de l’intelligence : le Ritalin
Le Ritalin fait partie de la famille de médicaments appelés nootropes.
Cette famille de médicament est aussi connue sous le nom de drogues de l’intelligence ou «
smart drugs ».
Ces drogues obtenues sous ordonnance sont développées pour le traitement de maladies
neuro-dégénératives comme le parkinson et l'alzheimer ou celui du trouble du
sommeil comme l'hypersomnie et autre traitement.
En résumé, ces médicaments agissent sur les neurotransmetteurs et augmentent
les cognitions du cerveau. Et, soi-disant, avec très peu d'effets secondaires.
De façon générale, le Ritalin est reconnu pour ses effets sur
l’augmentation de la concentration intellectuelle et de la mémoire.
Parmi les adeptes, on retrouve de nombreux étudiants universitaires
Pour être plus performant : le Ritalin ?
Afin d’accroître leur performance intellectuelle, certains étudiants, en santé,
consomment le ritalin, entre autres. Parmi les adeptes, on retrouve de nombreux professionnels : publicitaires,
cadres d'entreprises et avocats font partit des utilisateurs. Tous l’utilisent pour obtenir une meilleure
performance
Le Ritalin a-t-il le même effet chez les personnes saines que chez celles qui sont malades ?
La plupart des tests cliniques ont été effectués sur des personnes malades. Aucune
étude sur les effets à long terme de cette utilisation n’a été
réalisée. Aucune donnée probante n’indique que la consommation de smart drugs
par des gens ne souffrant d’aucune carence pouvait accroître leurs capacités intellectuelles.
Ces médicaments peuvent aussi entraîner des effets secondaires importants et potentiellement
dangereux.
Des effets secondaires destructeurs
La consommation de nootrope par une personne en bonne santé augmente la production normale
des neuromédiateurs. Cette augmentation provoquera éventuellement un
dérèglement de ce système complexe. L’excitation artificiel des
récepteurs peuvent les rendre, en quelque sorte, paresseux, et devenir moins productifs.
Cette manifestation est appelé « downregulation » (régulation à la baisse).
Ces remèdes peuvent causer également une dépendance physique ou psychologique et
apporter des dommages importants au foie ou aux reins.
La consommation de la sérotonine, notamment, peut conduire au syndrome sérotoninergique,
soit plusieurs d’effets secondaires sur plusieurs fonctions organiques : hallucinations,
augmentation de la tension artérielle, tachycardie, tremblements, pertes de fonctions cognitives,
etc. Faits à noter, la posologie et la durée sont déterminées par les
consommateurs eux-mêmes. Également, il est difficile pour un non-professionnel
d’identifier les symptômes avertissant un effet secondaire potentiellement dangeureux.
Le dopage comme dans le monde du sport
La consommation de nootropes pour accroître son fonctionnement intellectuel est comparable, au
dopage dans le monde du sport
de compétition. Et pourtant, contrairement au sport, aucune
règle n’entoure cette pratique dans les milieux universitaires et professionnels.
Les effets destructeurs du dopage sur la santé des sportifs d’élite ont été
plusieurs fois démontrés. Les drogues peuvent faciliter la victoire, mais à court
terme seulement.
Selon plusieurs sondage dans différents pays, le pourcentage d’étudiants universitaires et
de chercheurs académiques qui consomment ces drogues dans le but d’améliorer leur
performance scolaire peut atteindre 30%.
Face à l’étendue du phénomène, un psychologue australien écrivait dans
le « British Journal of Medecine » que les universités devront bientôt soumettre leurs
étudiants à des tests antidopages.
source :
Une pilule une petite granule. (Télé Québec)
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